Aménagement hydroélectrique de Gouina

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Aménagement hydroélectrique de Gouina

Impact du barrage sur les conditions hydrauliques et hydrologiques.

Projet : 

Le projet hydroélectrique de Gouina (PHG), dont les  études de faisabilité ont été achevées en 2004 et l’Etude d’Impact Environnemental et Social réalisée en 2006 sur financement Banque Mondiale, s’inscrivent dans le cadre de la politique énergétique de l’OMVS.

L’étude d’Impact Environnemental et Social du projet hydroélectrique de Gouina a fait l’objet de commentaires estimant que des aspects importants méritent d’être approfondis en particulier :

  • les impacts cumulatifs des trois projets de Manantali, Gouina et Félou, notamment sur les régimes hydrologiques, les flux sédimentaires et les risques d’érosion ;
  • l’impact du projet sur les ressources en eau et la biodiversité aquatique et la finalisation d’un plan de gestion prévoyant un système adéquat de débit écologique minimal ;
  • l’identification des risques de dissémination et de développement des espèces envahissantes (Typha).

L’impact du barrage sur le milieu physique est lié :

  • Au déficit de débit dans la partie court-circuitée du fleuve,
  • A la sur-inondation liée à la présence du barrage.

Ces impacts peuvent être quantifiés grâce à un modèle hydrologique. Une modélisation hydraulique est également réalisée pour estimer l’impact à l’aval.

 

La retenue créée par le barrage de Gouina est intégrée au modèle hydrologique. Compte-tenu du débit d’équipement de la centrale de Gouina, un débit constant de 700 m3/s est prélevé au droit du barrage.

Dans la situation aménagée, les hauteurs d’eau et vitesses d’écoulement dans le tronçon court-circuité dépendent du débit réservé et du débit total du fleuve.

Les vitesses en crue sont réduites de 20 à 50%. A 20 km du barrage, la vitesse passe de 3.8 à 3.2 m/s. On constate une influence quasi négligeable du barrage de Gouina sur la crue du fleuve alors que le barrage de Manantali a une influence notable sur la crue naturelle. .

Avec une turbidité moyenne des eaux du fleuve Sénégal en amont du barrage égale à 0,185 mg/l, cela correspond à un apport annuel en particules en suspension de : 2500 tonnes/an, soit environ 3800 m3/an (densité 1,5). Cette valeur est très faible, et un risque d’envasement rapide de la retenue de 90 millions m3/an est exclu.

Limité au débit écologique variable dans le temps, le PHG se traduira par une  réduction du débit dans les chutes de Gouina pendant les périodes d’étiage (mars, avril, mai, juin et peut-être juillet), du fait de l’augmentation de la puissance de la centrale et de la taille du futur canal d’amenée (BR6 et UH2). La  période favorable pour l’observation des chutes sera raccourcie, passant de 3 à 2 mois environ (mi-août à mi-octobre en moyenne chaque année). Cependant, cette réduction de débit en saison d’étiage ramène la situation des chutes à ce qu’elle était avant le barrage de Manantali, notamment de février à mai, où le débit originel du Sénégal était historiquement faible à cette période de l’année.

En revanche, en saison des pluies, les déversements du barrage, réactiveront les chutes dans un aspect semblable à la situation initiale. Les débits excédentaires déversés seront nettement supérieurs au turbinage (2 à 4 fois supérieurs) et permettraient une vision relativement appréciable des chutes.

Mission : 

L’étude a consisté à rencontrer les différents services et acteurs au Sénégal et au Mali, à réaliser un modèle hydrologique du fleuve Sénégal prenant en compte l’effet des barrages de Manantali, de Félou et de Gouina, à identifier l’effet de Gouina seul, et à proposer des mesures de correction.

Le projet
Pays/région : 
Sénégal
Client: 
Organisation de Mise en Valeur du Fleuve Sénégal
Période : 
2012
Partenaires : 
Oréade